Les Folies de Montpellier, vous connaissez ?

Avez-vous déja entendu parler des Folies de Montpellier ? Si l'on vous en parle ici, c'est que contrairement à ce que le terme "folies" fait penser, il existe un lien avec l'immobilier !

Un passé riche

Au cours du XVIIIème siècle, l’histoire architecturale montpelliéraine est marquée par des projets sortant de l’ordinaire. En effet, à Montpellier et aux alentours, se construisent des demeures d'un genre nouveau et avant-gardistes : les Folies Montpélliéraines. Ces demeures, grâce à leur architecture et leur organisation qui leurs sont propres, ont marqué l'histoire architecturale de la ville et contribuent encore aujourd'hui à son identité. Pensés par des architectes locaux pour des aristocrates ou de grands bourgeois, les châteaux de Flaugergues, de la Mogère, d’O , etc... en sont des exemples. Elles sont aujourd’hui pour la plupart classées ou inscrites sur la liste des monuments historiques et continuent d’attirer la curiosité des visiteurs.

« Chateaudelamogere » par Vpe

Une ambition renouvelée

Afin de poursuivre cette tradition des Folies, la municipalité a décidé, 3 siècles plus tard, de renouer avec son passé architectural en lançant 11 nouveaux ouvrages architecturaux du XXIème siècle afin de témoigner de la vitalité et de l’innovation architecturale dont la ville fait preuve. Ces bâtiments accueilleront des logements, des buraux ainsi que des commerces. L’objectif étant d’apporter à la ville une dimension européenne, dynamique et productive.

Le projet Richter

Un des projets phares parmi ces 11 nouvelles "Folies" est le gagnant du concours de l'ouvrage architectural de le projet Richter : l'Arbre Blanc  Pour la municipalité, qui a transmis un cahier des charges lors de l’appel d’offre, plusieurs critères devaient être respectés comme par exemple, l’insertion du bâti dans son environnement, la créativité ou encore l’audace, dans le respect de la tradition des Folies.

L’Arbre Blanc

Le résultat est assez surprenant et semble remplir à merveille le cahier des charges originel. Imaginé par le japonais Sou Foujimoto et les agences françaises Nicolas Laisné associés et Manal Rachdi Oxo Architectes, le projet a été lauréat à la biennale d’architecture de Venise en 2012. Pour son concepteur, Sou Fujimoto, c'est une rencontre d'exception entre le Japon et la Méditérannée où cette tour aura pour vocation de « briser les espaces entre intérieur et extérieur ». De l’extérieur, la tour donne l’impression de créer des vis-à-vis gênants pour les occupants tandis qu’en réalité, le jeu d’installation des meubles permet une discrétion totale pour chacun des appartements qui disposent tous d’un grand balcon. "L’Arbre Blanc, c’est la blancheur éclatante des pierres du sud qui s’allie à la pureté, au raffinement de la culture japonaise. C’est enfin l’exaltation d’une liaison harmonieuse entre l’homme et le monde, entre l’intérieur et l’extérieur, propre à la culture taoïste, qui converse avec la générosité, l’expressivité, la joie de vivre des Méditerranéens."


arbre blanc montpellier

50 millions d’euros de budget

C’est le promoteur local Proméo associé à Evolis Promotion qui a remporté le concours face aux poids lourds de la promotion immobilière comme Bouygues ou Vinci. La tour comprend 120 logements, le nouveau siège du promoteur immobilier ainsi que la fondation Gilbert Ganivenq (art contemporain), le tout réparti sur 17 étages ou 56 mètres de hauteur. Le budget total du projet avoisine les 50 millions d’euros et la livraison est prévue pour 2017.