Investir dans un vignoble

 

Investir dans un vignoble par amour du monde vinicole ou parce qu’on est fortuné ou encore pour tester simplement une nouvelle forme d’investissement et diversifier ainsi ses placements, voici un sujet intéressant que nous traitons ici.

Pour investir dans un vignoble, il s’agit de passer par les groupements fonciers viticoles (GFV) ou le « vin papier », qui sont des sociétés civiles permettant l’acquisition de parcelles de vigne. Celles-ci sont liées à des parts et le ticket d’entrée reste abordable, puisqu’il s’élève à 3 000€ et monte jusqu’à 50 000€.

Qu’en est-il du rendement ?

Il n’est pas très élevé, compris entre 1 et 2% et encore tout dépend de l’emplacement du groupement foncier viticole. Les domaines les plus connus ou les AOP (appellations d’origine protégées) ont vu leurs prix augmenter de 200 à 800% (pour le Pauillac par exemple) en une vingtaine d’années quand les appellations villages voyaient dans le même temps leur prix augmenter de seulement 10%. Toutefois entre le début du 20e siècle et 2016, des chercheurs ont estimé le rendement financier du vin, en particulier du Bordeaux, à 5,3%. Si l’on pense à un placement à très long terme et que l’on souhaite transmettre, cette annonce des chercheurs permet d’être plus optimiste que les 2% annoncés. Il faut également parler du bénéfice non financier d’un tel investissement : le plaisir de posséder de la vigne et du vin.

Par ailleurs l’investisseur peut effectuer une belle opération si, à long terme, une revente du domaine intervient : il réaliserait ainsi une plus-value importante.

Le terme d’un tel placement va de 12 à 25 ans, ce qui peut être un inconvénient pour l’investisseur s’il souhaite retirer son argent. En fonction du gestionnaire qu’il aura choisi, il pourra vendre ses parts sur un marché secondaire instauré par celui-ci.

Les risques liés à un investissement dans le vin sont les maladies des vignes, la météo ainsi que la variation des GFV.

Existe-t-il des exonérations fiscales ?

En ce qui concerne la fiscalité, les GFV sont exonérés à hauteur de 75%, avec un plafond de 100 000€ pour les droits de donation et les droits de succession. Pour le contribuable qui paie l’ISF, en détenant ses parts pendant au moins deux ans, 25% du prix de ses parts seront imposables à l’ISF.

Les trois gestionnaires de patrimoine majeurs proposant des GFV sont La Française AM, Amundi et Gestion finance Saint Vincent.

En définitive, investir dans la vigne n’est pas un placement très rentable et c’est donc plutôt réservé aux investisseurs aisés, souhaitant d’une part diversifier leurs placements et d’autre part être exonérés d’impôts. A l’« extrême » opposé, se trouve le crowdfunding immobilier avec Homunity, permettant d’investir dans des projets durant un an ou deux, bénéficiant de rendement de 8 à 10% et étant accessibles dès 1 000€.