Jeudi 5 septembre, Quentin Romet était l’invité d’Alexandra Boquillon de MaTVImmo pour sa chronique « 3 questions à… ».

Dans un contexte de réformes des retraites, de plus en plus d’investisseurs recherchent des solutions alternatives pour pallier le potentiel manque à gagner futur, ou tout simplement pour faire fructifier leur épargne. Ainsi, la journaliste a souhaité faire le point sur le placement en crowdfunding immobilier et son intérêt.

Le secteur du financement participatif est depuis quelques années maintenant porté par la niche de l’immobilier qui séduit énormément les investisseurs particuliers d’une part mais également de plus en plus de professionnels (placement de trésorerie) et fonds institutionnels. Quelles sont les raisons de cette attractivité ? En quoi ce placement est-il accessible ? Quels sont les rendements prévisionnels possibles ? Quel est l’intérêt fiscal de cette solution d’investissement ?

Le crowdfunding a l’avantage d’être une solution d’investissement totalement dématérialisée puisque tout le processus se fait 100 % en ligne et relativement accessible à tous puisque le ticket d’entrée est à 1 000 €. Pour un investissement dans la pierre, c’est peu élevé et ainsi un grand nombre de particuliers qui n’auraient pas forcément l’apport nécessaire pour un investissement immobilier locatif par exemple peuvent saisir l’opportunité du crowdfunding immobilier pour réaliser un placement immobilier à partir de 1 000 €.

De plus, les rendements prévisionnels annuels sont supérieurs à la moyenne de la rentabilité locative sur le territoire français (rarement supérieur à 6 ou 7 % selon la ville ou la zone). En effet, les taux sont entre 8 et 10 % selon l’opérateur financé, la complexité du projet… Les investisseurs participent, via la souscription à des obligations, au financement des fonds propres d’un promoteur ou marchand de biens pour la réalisation d’une opération donnée dont le détail est fourni dans un dossier complet téléchargeable sur la plateforme. Des risques inhérents au secteur de la promotion immobilière et de la construction existent et les rendements prévisionnels en tiennent compte. Cependant, Homunity œuvre depuis sa création pour maîtriser au mieux ces risques en respectant un cahier des charges très strict lors de son processus d’audit des programmes proposés aux investisseurs. Une grille de plus de 60 critères a été élaborée par l’équipe interne puis validée par un comité externe composé d’experts de la finance, de l’immobilier, de la rénovation… Ainsi, seuls 10 % des projets proposés sont finalement validés et mis en collecte sur la plateforme.

L’investissement en crowdfunding immobilier ne permet pas de défiscaliser, cependant depuis janvier 2018 et l’instauration du PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) il représente un intérêt fiscal puisque l’imposition des revenus générés est plafonnée à 30 % (prélèvements sociaux inclus). De plus, les revenus sont considérés comme « mobiliers » malgré le sous-jacent immobilier. Ils ne rentrent donc pas dans le calcul de l’assiette de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) qui est venu remplacer l’ISF.

Pour voir le détail des réponses de Quentin Romet, président d’Homunity, cliquez ici !