La crise du coronavirus fut pour le coup très inattendue et a créé un mouvement de panique général dans le monde. Les marchés financiers, au plus haut au début de l’année, ont été fortement impactés. Pour preuve, le CAC 40 a essuyé la plus forte baisse de son histoire le 12 mars dernier. En plein dans la seconde vague, les Français jouent donc la prudence pour limiter les risques d’investissement. Pourtant, même en ces temps incertains, il reste des solutions de placements intéressants. Petit tour d’horizon sur 3 placements que la première vague a faiblement impacté.

Une épargne forcée conséquente

La Banque de France a annoncé dans sa note mensuelle de septembre que l’épargne des Français tournerait autour de 85 milliards d’euros. Un chiffre historique à l’image de cette crise. Mais pourquoi les Français continuent de garnir leur bas de laine ? L’explication est simple : l’incertitude des ménages face à l’avenir les poussent à épargner avec la possibilité d’avoir de la liquidité. Depuis la rentrée, les cas de coronavirus se sont amplifiés, les médecins parlent de seconde vague et de nouvelles restrictions ont été ordonnées par le gouvernement. Tous ces éléments font qu’aujourd’hui bon nombre de Français privilégient une épargne disponible et des placements dit liquides plutôt qu’une épargne bloquée.

Pourtant ce n’est pas une stratégie gagnante pour l’économie française et pour les épargnants. En effet, cette épargne doit être investi pour alimenter l’économie plutôt que les bas de laine. En parallèle, selon une étude de la Banque de France, 77 % des Français considéraient avoir « une connaissance moyenne ou faible sur les questions financières ». En partant de ce constat, le gouvernement va mettre en place des conférences pour sensibiliser le grand public au rôle de l’épargne dans le financement de l’économie et, en particulier, en période de relance.

Mais en attendant les initiatives du gouvernement, nous pouvons voir les répercussions de la première vague sur les différentes solutions de placement et découvrir les plus résilientes. Même si les performances passées ne présagent pas des performances futures elles nous permettent d’avoir une certaine visibilité sur certains investissements afin de voir lesquels pourraient faire fructifier votre épargne. 

La SCPI, un placement résilient

Compte tenu du contexte actuel, malgré une baisse de 20 % de collecte des SCPI par rapport au premier trimestre 2019, cette collecte reste positive. Aussi, les SPCI ont acquis pour un montant de 3.5 milliards d’euros et cédé pour 463 millions d’euros d’actifs.

Pourquoi les SCPI ont-elle été si résilientes ? Premièrement, elle possède un parc immobilier diversifié que ce soit thématique (santé, bureaux, commerces…) ou géographique (France, internationale…). Un tel panel d’options garantit une certaine stabilité dans l’épargne.

Ensuite, la taille des actifs immobiliers détenues par la SCPI permet de venir limiter l’impact de la crise. En effet, plus il y a de locataires moins les conséquences sur le rendement sera important.

Enfin, dernier point et pas des moindre, le report à nouveau (RAN) des SCPI. Le RAN est la réserve financière en cas d’imprévu telle que la crise sanitaire. Il peut être rassurant de savoir que les SCPI ont une réserve afin de compenser un éventuel choc de revenus. À savoir que le RAN moyen des SCPI est de 75 jours, cela signifie que si tous les locataires cessaient de payer leurs loyers, les SCPI seraient en mesure de verser les dividendes aux associés pendant 75 jours.

En outre, les SCPI évitent aux propriétaires la crainte des loyers impayés, notamment pendant la trêve hivernale puisque les biens sont loués à des professionnels.

Les SCPI ont fait leur preuve durant la première vague et malgré que la crise sanitaire ne soit pas encore derrière nous, un rendement autour de 4 % est attendu faisant des SCPI une valeur refuge en temps de crise.

L'investissement locatif : une valeur refuge fiable

Placement préféré des Français, la pierre est réputée pour constituer une valeur refuge très fiable en période d’instabilité économique. Car malgré la chute des marchés financiers, l’immobilier locatif n’en est pas impacté et assure une sécurité financière pérenne. L’investissement immobilier demeure la pierre angulaire de la préparation à la retraite. En effet, il requiert peu de fonds propres car peut être financé à crédit. C’est donc un excellent moyen de développer votre patrimoine et de préparer votre retraite. Toutefois, il ne faut pas acheter un bien immobilier n’importe où. Il est important d’investir dans une ville où le marché locatif (Paris, Marseille, Lyon, etc) est en tension vous offre la garantie de percevoir des revenus locatifs réguliers car la forte demande locative vous assure un risque minime de vacance locative.

Ensuite, il est intéressant d’investir dans l’immobilier car les taux d’intérêt restent bas et sont donc également très favorables aux investisseurs. L’Agence nationale d’information pour le logement (Anil) indique ainsi que, pour le troisième trimestre 2020, il est possible d’obtenir un taux de 0,96 % sur quinze ans et de 1,15 % sur vingt ans. 

Enfin, avec la crise actuelle, vous pouvez avoir peur des impayés c’est pourquoi lorsque vous vous tournez vers l’investissement locatif, il faut se tourner vers une assurance qui garantit plus de deux ans de loyer impayé de façon à avoir le temps de mener les procédures contre le locataire défaillant. Cela vous permettra d’être paré à toute éventualité.

Aussi, sachez que les pouvoirs publics ont également lancé une garantie du locataire nommée « Visale » (Visa pour le logement et l’emploi). Elle présente l’avantage d’être gratuite pour le locataire comme pour le propriétaire. Ce dispositif prend en charge gratuitement la totalité des loyers non payés dans une limite de 36 mois pour un logement loué nu et de 12 mois pour du meublé. 

Le crowdfunding immobilier, une solution qui monte

En 2019, le crowdfunding immobilier a connu un succès grandissant auprès des investisseurs avec ses taux de rendement entre 8 et 10 %*. Mais la crise du coronavirus, entraînant avec elle l’arrêt des chantiers, avait fait planer un nuage gris sur les plateformes de financement participatif. Toutefois, elle n’aura pas eu raison de la bonne santé de ce placement puisqu’au premier semestre 2020, le crowdfunding immobilier a atteint des niveaux record de collecte et de remboursement. Pour preuve, 184 millions d'euros ont été collectés sur les six premiers mois de l'année, soit +43 % par rapport à la même période l'an dernier et 139 projets ont été remboursés contre 94.

L’arrêt des chantiers pourrait impacter le secteur sur le moyen terme avec des retards pour le remboursement des prêteurs. Ce décalage sur la trésorerie n’est toutefois pas une mauvaise nouvelle pour les moins pressés d’entre eux puisque les intérêts continuent de courir sur les mois de retard.

Aussi, l'allongement des chantiers va bloquer les fonds propres des promoteurs sur les projets durant des périodes plus longues. De ce fait, leur besoin rapide de liquidités pourrait inciter les promoteurs à mieux rémunérer les investisseurs et à faire encore plus appel aux plateformes de financement participatif.

Ces trois solutions de placement doivent répondre à vos objectifs d’investissement si toutefois vous ne savez pas laquelle est la plus adaptée à votre portefeuille d’investissement, n’hésitez pas à nous contacter.