Homunity, plateforme de crowdfunding immobilier, annonce avoir dépassé la barre symbolique des 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire générés à travers les projets financés depuis sa création en 2014. Une belle performance que la crise liée au Coronavirus ne devrait pas entacher.

Depuis 2014, Homunity enregistre chaque année une croissance constante en termes de projets financés et montants levés (+220 % en 2017, +250 % en 2018, + 183 % en 2019). Le premier trimestre qui a enregistré 23 779 000 millions d’euros de projets financés laissait présager une toute aussi excellente année 2020.

Mais c’était sans compter l’annonce du confinement qui a ralenti voire stopper les chantiers et les lancements de projets. Certes, l’arrêt a été préjudiciable pour la filière de la construction mais en matière d’investissement le retard peut vite être rattrapé.

« L’immobilier fonctionne à flux tendu en France : le stock d’immobilier neuf reste faible par rapport à la demande », précise Quentin Romet, président de Homunity. Par conséquent les promoteurs devraient continuer de faire appel au financement participatif pour financer leur projet. D’autant qu’au vu du contexte économique actuel, les banques peuvent demander un niveau de fonds propres plus élevé aux promoteurs. Le crowdfunding répondant à cette problématique, de beaux jours sont encore devant lui.

En parallèle, les mesures gouvernementales ont permis de garantir en partie la capacité financière des ménages (mises en place du chômage partiel). Selon l’OFCE, les Français auraient accumulé une épargne forcée de 55 milliards d’euros en huit semaines de confinement. Cela représente 5 % de consommation supplémentaire sur l’ensemble de l’année. Ils devraient donc assez rapidement réinvestir le marché considérant la pierre comme une valeur refuge.

Homunity devrait donc malgré le contexte actuel poursuivre sa croissance jusqu’à la fin de l’année 2020. Ce dynamisme témoignant de la notoriété de la plateforme auprès des investisseurs et également de sa notoriété auprès des promoteurs depuis son rachat par Tikehau Capital.