On ne le répètera jamais assez, une stratégie d’investissement s’envisage d’une manière globale et doit prendre en compte les moyens de minimiser ou lisser les risques potentiels pris. Diversifier reste le meilleur maître mot dans ces cas-là. Que ce soit sur la typologie d’investissement, le rendement prévisionnel, la zone géographique ou la durée, il est important de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Ainsi, selon vos objectifs et selon vos critères ou capacité d’investissement, la réflexion doit être faite sur la manière de diversifier votre épargne.

Diversifier ses investissements : quelles possibilités ?

Afin d’optimiser sa rotation entre fonds immobilisés et potentielles rentes complémentaires issues de différents placements, il est recommandé de varier ses investissements notamment en termes de supports. Cela va bien sûr de paire avec les objectifs fixés dans l’élaboration de sa stratégie de placement épargne. D’une manière générale, on distingue deux buts principaux : se constituer un patrimoine et se générer des revenus complémentaires. La première option, que ce soit pour une finalité de résidence principale ou pour du locatif, s’envisage sur du long terme avec dans 98 % des cas un prêt bancaire. Pour la seconde option, il existe différentes possibilités selon le support envisagé. On peut par exemple choisir des placements traditionnels d’épargne comme les livrets bancaires ou les assurances-vie ou encore le dispositif PEA. Dans l’immobilier, la pierre-papier représente également une opportunité variée avec les SCPI ou encore le crowdfunding. Enfin, les placements purement financiers et boursiers sont aussi possibles pour générer des rentes supplémentaires. Le choix du support se détermine selon différents critères comme la cotation risque, le rendement, la durée de placement, la fiscalité appliquée, la possibilité ou non de défiscaliser ou de bénéficier d’une réduction ou exonération d’impôts, les frais associés (entrée/sortie et gestion). Parallèlement à l’horizon du placement, la question du risque d’illiquidité doit également être prise en compte afin de ne pas se retrouver bloquer. D’une manière générale, il est toutefois recommandé de ne pas investir les fonds qui nous sont vitaux.

Diversifier sur la durée et les rendements

Afin d’optimiser la rotation des sommes immobilisées ou placées et les rentes perçues, il peut donc être judicieux, toujours dans une logique de diversification, de placer une partie de son épargne dans des placements à durée plus longue, et où le capital n’est pas bloqué et une autre sur des solutions courtes durées mais avec un rendement un peu plus élevé. Les SCPI, OPCI ou encore l’assurance vie répondent à une optique à long terme, avec des rendements moyens en baisse pour l’assurance-vie (avec notamment une baisse de rendement sur les fonds euros depuis 15 ans, due à la baisse des taux obligataires) et des taux compris entre 3 et 5 % pour les SCPI.

À savoir que la durée minimum de placement conseillée dans ces produits est de 8 ans, de par les coûts induits par les frais d’entrée et/ou les frais de gestion qui sont souvent appliqués, mais également par rapport aux abattements fiscaux proposés sur les plus-values réalisées, qui augmentent selon la durée de détention.

Attention, ces placements dont le capital n’est pas bloqué ne veut pas pour autant dire que vous pouvez récupérer vos fonds à tout moment. En effet, il existe un risque d’illiquidité, notamment pour les SCPI. Les OPCI sont dans l’obligation de racheter vos parts dès lors que vous souhaitez les céder. L’assurance vie, elle, peut-être récupérée à tout moment.

Pour les placements court terme, on peut citer l’exemple du crowdfunding immobilier qui a l’avantage de ne pas excéder 24 mois. Les fonds sont cependant bloqués toute la durée de l’investissement mais la rotation se fait beaucoup plus rapidement et il n’y a aucuns frais imputés à l’investisseur par la plateforme qui se rémunère auprès du promoteur. De plus, le ticket d’entrée étant relativement faible (1 000 €), il est possible de diversifier son portefeuille d’obligation en financement participatif en investissant sur différents projets immobiliers (à 6, 12 ou 24 mois, sur du résidentiel ou tertiaire, et sur différents opérateurs). C’est donc une solution alternative à privilégier pour accélérer les cycles de rentes, sachant également que le rendement prévisionnel annuel reste plus attractif que d’autres placements (entre 7 et 10 %).

Diversifier ses rendements et optimiser sa fiscalité

Au-delà de la durée, il est recommandé d’envisager différents rendements et donc par corrélation différents niveaux de risques associés. En effet, la règle veut que plus le rendement délivré est élevé et plus le risque encouru l’est également. Ainsi, il peut s’avérer judicieux d’avoir quelques placements plus sécurisés (assurance vie, livrets d’épargne…) mais moins rentables aux côtés d’un portefeuille d’obligations en financement participatif immobilier par exemple.

À l’intérieur d’un même portefeuille d’investissements, il est également conseillé de varier les taux. Chez Homunity, nos équipes conseillent de ne pas investir systématiquement sur des projets à 10 % mais d’intégrer des opérations à 7 ou 8 % également. Ces dernières sont généralement portées par de gros groupes de promotion qui bénéficient d’une structure financière solide et saine (certains sont parfois cotés en bourse) et un volume de lots livrés conséquent.

La fiscalité associée est parfois un critère de diversification afin d’éviter de miser son épargne sur uniquement des revenus fonciers ou immobiliers mais d’inclure des revenus mobiliers dont l’imposition est plafonnée depuis janvier 2018 à 30 % (prélèvements sociaux inclus).

Enfin, on y pense moins mais certains placements permettent de bénéficier d’avantages successoraux non négligeables à prendre en compte selon votre situation patrimoniale et financières. C’est le cas de l’assurance-vie. En effet, une exonération sur les droits successoraux est appliquée à hauteur de 152 500€ pour les versements effectués avant 70 ans et de 32 500€ pour ceux effectués après. Cette exonération s’ajoute naturellement à celles déjà existantes selon les degrés de parenté. L’assurance vie est également un investissement à privilégier pour préparer sa retraite, puisque vous pouvez décider de faire une sortie en capital ou en rente viagère.

Définir son profil investisseur pour une meilleure stratégie d’ensemble

Avant d’envisager une stratégie d’investissement, il convient de se poser la question de notre objectif (patrimoine ou rentes ou les deux), du pourcentage que l’on va engager dans cette stratégie de placement et enfin le degré de risque que l’on est prêt à supporter. Cette réflexion peut être menée individuellement par chaque investisseur particulier mais peut également se faire aux côtés d’experts et de conseillers spécialisés en gestion de patrimoine ou conseillers en placement et investissement.

C’est le cas chez Homunity, où nous conseillons notre communauté sur la meilleure diversification de leur portefeuille en fonction de leur profil et du capital à investir. De même, nous renseignons régulièrement les particuliers sur les différentes typologies d’investissements qui pourraient correspondre à leurs objectifs et stratégie d’épargne. 

 

Pour faire le point sur les différents placements qui existent en fonction du profil d’investisseur, des critères retenus par chacun, ou de la stratégie de diversification, il existe des courtiers digitaux qui exposent de manière transparente les caractéristiques de chaque placement afin d’aider à choisir les non-initiés ou non. Dans certains cas, un conseiller dédié ainsi qu’un bilan patrimonial gratuit sont proposés afin de faire le point sur la situation de l’investisseur et mieux l’aiguiller.